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En ce début de 21ème siècle, à l'heure de la mondialisation, les structures traditionnelles des économies paysannes d’Amérique latine connaissent des difficultés d’intégration et de développement, face aux modèles de société que proposent les différents gouvernements.
Les communautés paysannes d'Amérique latine, bien souvent des Indiens descendant des grands empires précolombiens (Mayas, Aztèques, Incas ...), sont aujourd’hui sous l’emprise d’un système qui ne leur est pas adapté, à cause des politiques nationales mises en place et des conséquences de la mondialisation.
Le manque de terres et l’absence de politiques étatiques cohérentes en faveur d'un développement réel de l’agriculture et des communautés, ne permettent pas à celles-ci d’accéder à un niveau de vie digne de tout être humain. La modicité des crédits et la difficile connexion aux réseaux de vente locaux laissent les paysans en marge du développement, dans une misère parfois à la limite du supportable. La fluctuation des cours mondiaux des matières premières n'est pas non plus un facteur de stabilité économique.
SALDAC, créée au début de l’année 2000, sous forme associative est engagée dans une démarche pour un commerce équitable. Elle travaille en relation avec des communautés indiennes et paysannes du Pérou, dans des zones rurales pauvres et isolées, pour faciliter l’accès de leur production agricole et artisanale sur le marché européen.
Garantissant un prix juste pour l’achat de la production, SALDAC permet l’amélioration des revenus des producteurs, participant ainsi au développement des villages et des populations des secteurs concernés. Elle mène une action soutenue en faveur de la dignité des peuples défavorisés et oubliés, pour lutter contre la pauvreté et permettre par la suite le développement autonome de leur communauté. Le but de SALDAC est bien d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans les zones isolées, faisant en sorte que les petits producteurs échappent au monopole des intermédiaires locaux qui offrent des prix si bas qu’ils couvrent à peine les coûts de production initiaux.
Le but de SALDAC:
* permettre aux communautés, notamment les plus pauvres, d'établir des contacts avec des personnes de l’extérieur, pour mettre en place des réseaux d’entraide et de solidarité.
* créer des réseaux de vente des produits locaux, permettant aux petits agriculteurs et artisans de participer à des échanges commerciaux avec la France et l’Europe, dans le respect des principes d'un commerce équitable. L'achat des produits à un prix juste échappe ainsi aux lois du commerce international et aux engrenages négatifs de son système inadapté.
* favoriser un mode collectif d’organisation de la production, et responsabiliser les producteurs sur la véritable valeur de leur produits, afin d’obtenir une juste rétribution de leur travail, assurant ainsi un auto développement de la communauté.
* Mettre en place des systèmes de ventes locales, pour ne pas rendre les producteurs dépendants du marché extérieur.
* instaurer une méthode alternative aux pseudo politiques à l'intention des populations déshérités, dans le but de mettre en place au sein des communautés un développement durable des pratiques agricoles et des activités artisanales en tous genres.
* donner une information sur les produits vendus, leur utilisation courante, leur importance économique et sociale pour les communautés et leur nécessité dans les zones marginalisées.
* informer le public sur la réalité du développement en Amérique latine, les conditions de vie des communautés paysannes et indiennes, grâce à la publication d’une brochure sur les aspects politiques, économiques, sociaux et culturels de ce continent.
Leur méthode de travail :

* se mettre en rapport avec des coopératives ou des associations de petits producteurs installées dans des communautés paysannes d'Amérique latine en zone défavorisées, dont les membres sont déjà organisés de façon collective et solidaire. Favoriser l'organisation des producteurs si ceux ci ne le sont pas encore.
* développer des réseaux d'exportation de la production communautaire, sous condition que ces communautés aient aussi des débouchés de vente au niveau local.
* vendre la production en France par divers moyens dont notamment:
- partenariat avec d'autres organisations de commerce équitable en France et en Europe.
- circuit de la distribution traditionnelle, au travers des boutiques de proximité : boutiques de commerce équitable, de produits biologiques, de torréfaction artisanale, chocolatiers...
- stands sur les marchés touristiques régionaux, sur les marchés mensuels, et en salle lors de manifestations culturelles (conférences, réunions, débats, concerts, spectacles).
- Salons biologiques et alternatifs.
- partenariat avec certains magasins spécialisés dans l'artisanat ou les produits tropicaux, respectant les principes du commerce équitable.
- local d’exposition ou mise en place d'une permanence de vente à domicile.
A long terme leurs objectifs sont aussi de pouvoir dégager des bénéfices suffisants, pour investir dans des projets concrets nécessaires aux communautés, comme l’amélioration des structures et des moyens productifs, ou la construction d’infrastructures (routes, électricité, eau, téléphone, écoles, hôpitaux...).
Respecter un commerce équitable, mettre en place ou renforcer des structures communautaires de production locale, dans l'optique de développement autonome pour assurer un niveau de vie respectable et redonner leur dignité aux peuples défavorisés d'Amérique latine, tels sont nos objectifs.
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